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Rencontre avec Didier Quillot, Président de Lagardère Active


Depuis que je tiens ce blog et que je suis vraiment actif dans les réseaux sociaux, je ne cesse de m’étonner d’une chose : la facilité avec laquelle on fait tomber les vielles barrières.

Là où avant certaines personnes vous paraissaient inaccessibles ou improbablement rencontrables, vous vous retrouvez aujourd’hui à discuter tranquillement avec elles, d’humain à humain, sans arrière pensée.

Personnellement, je vois ça à chaque fois comme un bonus génial que j’essaie d’apprécier à sa juste valeur.

Et c’est dans cet esprit que je voulais vous raconter ma rencontre avec Didier Quillot, Président du Directoire de Lagardère Active (et ex Patron d’Orange France) qui a eu lieu le 14 janvier dernier.

Tout d’abord, arrivée au siège de Lagardère Active… et petite drôlerie, je suis attendu sous le nom de Mathieu Flex (mon pseudo Twitter donc), et c’est sous ce nom que l’assistante de Didier Quillot m’accueillera.

Étant un peu en avance, j’attends en regardant passer les tweets. Et parmi eux, je lis que Ben Ali vient de quitter la Tunisie, que le premier Ministre a pris la suite, que l’ex-président doit atterrir quelque part, peut-être en France…

On vient me chercher et commence alors un entretien informel dont voici l’idée de base : « Je veux rencontrer les gens qui font le web actuellement, et comprendre qui ils sont pour mieux appréhender le sujet ».

Fou me direz-vous… Comment ? Il n’est pas au Top du Top sur le sujet ? Hé bien personnellement je le comprends totalement. Tout comme je l’expliquais dans cet article sous le titre « Conflits générationnels en Agences de Publicité », il est logique que les patrons ne soient pas 100% au courant de tout.

Pourtant, il fait sa veille du web, 1h par jour le soir, sur son iPad. Mais il sent bien que ce n’est pas suffisant.

Être un capitaine d’industrie, avoir une famille, être bon tout le temps et sur tous les sujets… n’est pas possible. Et quand on a atteint un certain niveau, je crois que c’est un peu dur de l’avouer. C’est pourtant exactement ce qu’il a fait et je ne peux que l’en féliciter.

Au fil de cet entretien, j’ai donc expliqué qui j’étais, j’ai donné une vision du web que j’aime altruiste, humaniste, lolesque…. J’ai beaucoup parlé de Twitter, et j’ai pu lui rappeler la puissance du temps réel en lui apprenant la chute de Ben Ali.

J’ai senti un fort intérêt et aussi un peu d’interrogation. Car quand on est boss, on est observé. Et on ne représente pas que soi-même.

Pourtant, à l’image de Nicolas Bordas par exemple, je crois qu’il est important d’y aller à fond. Partager un peu de soi sur Twitter par exemple, c’est faire d’un personnage qu’on imagine (le Président d’un grand groupe de communication), un être humain réel à qui on peut parler, qui a une vie, des passions… et qui envoie sans filet des messages qui portent l’esprit de la boîte (à l’externe et à l’interne).

Certes, je ne milite pas pour que chaque grand patron devienne un addict aux réseaux sociaux. Mais il y a une différence entre en être absent et s’y mettre peu à peu. Pour comprendre. Et manager toujours mieux ceux qui les mettront en place pour eux.

Je crois qu’on évoluera et qu’on travaillera tous mieux si les différentes générations acceptent de vraiment échanger, plutôt que de se défier.

Quoi qu’il en soit, un grand merci à Didier Quillot pour sa sympathie et sa capacité à mettre à l’aise lors d’une discussion.

by Le Publigeekaire // Publicité

2 Réponses à Rencontre avec Didier Quillot, Président de Lagardère Active

  1. Monsieurp

    La démarche parait humble et intéressante.

    Question : peut on comme tu le suggères se mettre « un peu » aux réseaux sociaux, particulièrement lorsqu’on est une personnalité en vue ?

    La souscription à Twitter notamment, et son utilisation dans une optique de dialogue (j’entends donc pas uniquement en captation de flux) ne suppose t-elle pas de toute façon un engagement personnel et chronophage ?

  2. Le Publigeekaire

    @Monsieurp: Je crois qu’à partir du moment où tu essaies de répondre aux gens, de partager un minimum de contenu, de répondre aux gens quand tu peux (pas un fil twitter d’information descendante), ça témoigne déjà d’une envie.

    Tu as raison, c’est chronophage, mais une fois que tu maîtrises l’outil, et sous couvert de la compréhension de tes followers pour le temps qu’implique ton poste (et ça c’est essentiel), je crois qu’il y a un entre deux intéressant à trouver.

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